Les nouveaux modes de travail ont un impact fort sur la nature même de ce qui est produit par l’entreprise

 Oui, la généralisation du travail à distance change le rapport au travail, le sentiment d’appartenance à l’entreprise et les rapports humains. 

Mais le travail à distance a également un impact fort sur la nature même de ce qui est produit par l’entreprise.

Ces nouveaux modes de travail centrent le rôle du collaborateur sur la tâche à accomplir. Somme toute, peu importe que la tâche soit accomplie au bureau ou chez soi… tant que le livrable demandé est fourni, que chacun fasse dans les conditions qui lui sont imposées, comme il peut ou comme il lui plait. Et souvent en articulant au sein de l’équipe des modes d’interaction différents : en présentiel, à distance et mixtes.

À titre individuel, cela peut constituer une avancée sociale pour certains. Même si l’impact de la suppression d’une grande partie de la dimension sociale du travail sur l’état psychologique de nombreux collaborateurs semble se confirmer (Selon un sondage mené par l’Institut  Opinionway et Empreinte Humaine début décembre 2020, la moitié des salariés souffriraient actuellement de «détresse psychologique» – soit le niveau le plus bas depuis le début de la crise sanitaire).

 

L’entreprise appauvrit considérablement sa valeur ajoutée

 En centrant la commande sur ce qui est produit (le « quoi »), tout en maîtrisant peu le processus de production (le « comment »), l’entreprise appauvrit considérablement sa valeur ajoutée.

Certes le livrable est fourni (parfois même de façon plus efficace qu’auparavant), mais le potentiel de création de valeur du collaborateur ou de l’équipe s’exprime plus difficilement.

La faiblesse des interactions laisse peu de place à l’enrichissement de la réponse à l’objectif, sur des sujets tels que :

  • Faire différemment la tâche et améliorer le processus.
  • Questionner la nature même de ce qui est demandé et améliorer l’objectif.
  • Ajouter un supplément de valeur en cours de réalisation et améliorer le livrable.

 

Pour conserver sa capacité d’innovation, l’entreprise doit plus que jamais penser et structurer ses dynamiques de création de valeur 

Avec un mode de travail limitant la richesse des interactions, des points d’étapes et des modes de validation, nous est imposée une approche mécaniste du travail. 

Pourtant, au même instant, avec l’évolution des conditions, du marché et des usages, l’entreprise a plus que jamais besoin d’être darwinienne. Besoin de s’adapter aux nouvelles conditions en premier lieu mais aussi de tirer parti des modifications autour d’elle pour évoluer et prendre sa place dans son futur préférable.

Pour conserver sa capacité d’innovation et d’évolution, l’entreprise doit plus que jamais penser et structurer ses dynamiques de création de valeur. Ce qui se faisait parfois naturellement et de façon informelle demande à être organisé. Un jour, nous nous retrouverons autour de la machine à café et la source des idées rejaillira naturellement ? Peut-être. Mais il est également possible que les effets liés au grand chambardement de la COVID bouleversent de manière durable nos modes de fonctionnement. Aurons-nous le « temps de cerveau disponible » et l’espace organisationnel nécessaire pour faire face à de nouveaux enjeux ?

C’est pourquoi, à distance comme en présentiel, il est vital de prendre les devants et de structurer des dynamiques d’innovations et de recherche de valeur.

 

Il s’agit de mettre en place les conditions de la création de valeur au travers d’un mix équilibré

La nécessité de gérer la démarche de développement et d’innovation se fait sentir à court, moyen et long terme. 

Tout d’abord à court terme, parce qu’il est difficile de maintenir les dynamiques collectives, la motivation et le sentiment d’appartenance à l’entreprise par les temps qui courent. Se projeter ensemble dans l’avenir et agir dans des projets transversaux est alors un levier salutaire.

À moyen et long terme, la santé de l’entreprise dépend directement de sa capacité à se réinventer :

  • à trouver de nouvelles sources de chiffre d’affaires
  • à développer la satisfaction du client et son expérience de vos produits/services
  • à améliorer en continu les méthodes et le mode de réponse aux problèmes et imprévus

Motiver les collaborateurs autour de projets collectifs nourrissants, se poser les bonnes questions pour se développer, générer des idées et mener des projets d’innovation, tout cela s’organise et se pilote. C’était déjà le cas dans « l’ancien monde » et cela devient de plus en plus nécessaire dans le monde d’aujourd’hui (soit dit en passant, il s’agit toujours du même monde dans lequel la COVID n’a fait qu’accentuer certaines trajectoires).

Management de l’innovation, créativité, ou intelligence collective ne peuvent pas être des réponses isolées. C’est un mix équilibré qu’iI s’agit de mettre en place, qui se concrétise par une démarche globale et suivie dans le temps, articulant motivation collective et individuelle, accomplissements motivants, méthode de gestion de projet efficace, techniques de management, animation du travail, stratégies de développement, interactions avec l’écosystème… 

L’enjeu est d’installer durablement des réflexes qui perdureront par l’envie. En somme installer une culture d’entreprise qui profite aux hommes et rende l’entreprise solide.

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